Leila ka

Leila Ka

TOURNÉE 2021/2022

20-21/08/21 BELGIQUE, BRUXELLES BRIGITTINES INTERNATIONAL FESTIVAL PODE SER
07/09/21 ANEMASSE LA BATIE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
10/09/21 ANGERS VILLAGE EN SCÈNE PODE SER
24/09/21 SARZEAU L’HERMINE PODE SER
25/09/21 RENNES THÉÂTRE DE CHANTEPIE PODE SER
05/10/21 ST-BARTHÉLEMY D’ANJOU LE THV PODE SER
07/10/21 CAEN LA RENAISSANCE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
10-11/10/21 BERRE L’ÉTANG FORUM DE BERRE scolaire + tout public PODE SER
14/10/21 LANESTER QUAI 9 PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
15/10/21 MACHECOUL ESPACE DE RETZ PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
16/10/21 LE MANS LES QUINCONCES-L’ESPAL scène nationale PODE SER
19/10/21 DIE LES AIRES PODE SER
21-22/10/21 EVREUX LE TANGRAM scène nationale PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE scolaire + tout public
28-30/10/21 PARIS LE 104 SE FAIRE LA BELLE extrait
10/11/21 CHOLET JARDIN DE VERRE C’EST TOI QU’ON ADORE
18-19/11/21 GRENOBLE LA MC2 scène nationale PODE SER
23-25/11/21 RENNES FESTIVAL TNB PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
26/11/21 HAUTE-GOULAINE LE QUATRAIN C’EST TOI QU’ON ADORE
27/11/21 TRÉGUEUX BLEU PLURIEL PODE SER
01/12/21 VALLET LE CHAMPILAMBART PODE SER
2-3/12/21 CESSON PONT DES ARTS PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
08-09/12/21 MONTBRISON THÉÂTRE DES PENITENTS PODE SER
11/01/22 GOUESNOU THÉÂTRE DE GOUESNOU PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
07/01/22 FÉCAMP THÉÂTRE LE PASSAGE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
14-15/01/22 PARIS L’ÉTOILE DU NORD extrait SE FAIRE LA BELLE 
18/01/22 ROUEN CENTRE CULTUREL VOLTAIRE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE scolaire + tout public
20/01/22 BORDEAUX TRENTE TRENTE, CDCN LA MANUFACTURE SE FAIRE LA BELLE avant première
21/01/22 LIGNÉ LE PRÉAMBULE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE

22-23/01/22 NANTES LE LU scène nationale PODE SER
25/01/22 CORMEILLES THÉÂTRE DU CORMIER PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
28/01/22 SCHILTIGHEM LE BRASSIN PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
29/01/22 RECHSHOFFEN LA CASTINE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
7-8/02/22 ANGOULÈME THÉÂTRE D’ANGOULÈME scène nationale PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
10-11-12/02/22 PARIS LE 104 PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
14-18/02/22 BEYNES LA BARBACANE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE avec l’Ensemble Caravansérail en live
24/02/22 BIEL, SUISSE THÉÂTRE NÉBIA PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
01/03/22 LE MANS ÈVE SCÈNE UNIVERSITAIRE C’EST TOI QU’ON ADORE
03/03/22 VITRÉ PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
10-11-12/03/22 PARIS L ‘ÉTOILE DU NORD SE FAIRE LA BELLE première
17-18-19/03/22 PARIS LE 104 SE FAIRE LA BELLE
22/03/22 ST-OUEN L’ESPACE 1789  SE FAIRE LA BELLE
24/03/22 SALLAUMINES LA MAC PODE SER
CALVADOS TOUR PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
    •26/03/22 EVRECY 
    •29/03/22 LES MONTS D’AUNAY 
    •30/03/22 ISIGNY-SUR-MER 
    •31/03/22 LE HOM 
    •01/04/22 MERVILLE-FRANCEVILLE PLAGE 
    •02/04/22 SAINT-GERMAIN-DU-CRIOULT
07/04/22 GONESSE AUDITORIUM DE GOULANGES / ESCALES DANSE PODE SER
08/04/22 JOUY THÉÂTRE DE JOUY / ESCALES DANSE PODE SER
28/04/22 BOUGUENAIS PIANO’CKTAIL C’EST TOI QU’ON ADORE
29/04/22 LUYNES LA GRANGE PODE SER
08/05/22 THIONVILLE LE NEST – CDN PODE SER
10/05/22 ENGHIENS-LES-BAINS CENTRE DES ARTS / ESCALES DANSE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE + SE FAIRE LA BELLE
21/05/22 PONTCHÂTEAU CARRÉ D’AGENT PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
24/05/22 MARSEILLE LE ZEF scène nationale PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE

arte concert danse Leila Ka

DANS LA PRESSE

« Solo coup de poing « 
LA TERRASSE – Nathalie Yokel

 

Nominated in the Best of 2017-2018
DANCE FOR YOU MAGAZINE

 

« Une étoile naît donc sous nos yeux. Le propos est fort et son interprétation magistrale. Le format est court mais l’émotion intense. Cet instantané a la puissance d’un uppercut et d’une révélation. »
LES TROIS COUPS, Léna Martinelli

 

« Débordante d’un talent subjuguant, d’une générosité communicative et d’une sincérité à vif, Leïla Ka transcende par sa seule présence l’espace. »
INFERNO MAGAZINE, Yves Kafka

 

« Leïla Ka aborde la question des contradictions de l’être avec une force peu commune. »
DANSERCANALHISTORIQUE, Philippe Verrièle

 

«Leïla Ka est une princesse furieuse, une guerrière romantique, un garçon manqué, […] elle boxe l’invisible, déploie son corps en brisures d’origami, avec une énergie rageuse. »
CCC DANSE, Véronique Vanier

PODE SER DE LEÏLA KA par Philippe Verrièle 

Jeune chorégraphe venue du hip hop, Leïla Ka aborde la question des contradictions de l’être avec une force peu commune.

La lumière dessine un ring, rond pour répondre à l’étymologie, espace d’un combat que l’on pressent immédiatement. Car la combattante se tient en lisière, prête à en découdre et décidée. Leïla ka est une « hip-hopeuse » que l’on connaît pour sa collaboration avec George Cordeiro, alias Ghel Nikaido, ancien interprète de la compagnie brésilienne de Bruno Beltrao Grupo de Rua. Ensemble, ils ont fondé en 2013 la Favela Compagnie et créé deux pièces, La table (2014) et Du bout des yeux (2015).

Pourtant difficile d’y croire vraiment tant elle parait douce dans une robe vieux rose et fluide. Tant elle semble fine et blonde et sans doute fragile. Décidément l’image hip hop ne correspond guère à cette silhouette gracile. 

Pourtant, décidée et tranchante, elle y va, rageuse, et la voilà au combat. Engagée, elle entre dans l’arène lumineuse, et boxe. Elle lutte contre l’ombre, contre l’air et contre rien car ses poings ne quittent pas sa poitrine et ne lui permettent aucune allonge. Elle affronte son propre corps et Schubert prête son opus 100 à ce combat rageur et troublant. En face il n’y a rien et ce ring n’en est pas un. Il n’y a rien que le noir et -peut-être- le spectateur, cela n’est guère certain tant tout cela reste intérieur : tempête non sous un crâne mais dans un corps soulevant sa corole de robe, arrogante et ténue, elle se lance coude en avant dans une colère rentrée qui explose par bouffées.

Soudain cela rompt, et tombe des cintres un abat-jour de chez grand-mère. Au lieu de profiter de cet accord enfin possible de la musique, du costume et de la danse, voici la lutteuse qui relève ses jupons et tourne, en baggy noir, au sol en vrai hip hop. La musique a changé mais le hiatus demeure entre la nature de la danseuse et l’univers où elle évolue. Jamais certaine de tenir la bonne place, toujours convaincue de se battre : ce solo, le premier « en propre » de cette jeune chorégraphe traduit ce tiraillement.

L’expression portugaise « Pode ser » pourrait être traduite par « il se peut » ou « elle peut être ». Elle peut être, peut-être… Et cette incertitude trouve dans l’alternance des gestuelles et la rigueur de la présence une expression très convaincante par sa sincérité autant que par la maîtrise dont témoigne la danseuse dans les divers styles qu’elle oppose. Un talent à suivre.

Focus femme au Chainon Manquant 
LEÏLA KA : SOLO MONUMENTAL par Léa Martinelli

[…] Une étoile naît donc sous nos yeux. Le propos est fort et son interprétation magistrale. Le format est court (17 min) mais l’émotion intense. Cet instantané a la puissance d’un uppercut et d’une révélation.

Pour sa première création, Leïla Ka mêle les genres dans une chorégraphie intense. Seule sur scène face au public, sa présence est incandescente. Elle brûle littéralement les planches. Entre postures singulières et mouvements saccadés, ses membres se heurtent. Après une lutte acharnée, la jeune femme finit par s’effondrer, mais pour mieux évoluer. Sous le tutu, un survêtement et des baskets. Elle a joué des coudes. Elle bouge à présent les lignes. À cette danse brute succède alors un tourbillon hypnotique. Tel un derviche tourneur, Leïla Ka est en quête. Cherche-t-elle, comme dans une cérémonie soufi, à atteindre la source de toute perfection ? En tout cas, son élévation confine au sublime.

Que se trame-t-il derrière ce chignon tiré à quatre épingles ? S’agit-il d’une danseuse classique au corps brisé ou bien d’une breakeuse contrariée ? Entre rage et envolées lyriques, une souffrance s’exprime : la réalité, intime et sombre de l’artiste qui se cherche, celle d’un corps qui s’isole jusqu’à se trouver.

Troublante, Leïla Ka bouscule nos repères, même pour les amateurs de danse contemporaine et de hip hop qu’elle déconstruit, intégrant capoeira et danse orientale. Ce profil atypique est loin d’être une ballerine dans sa boîte à musique ! Entrée dans la danse par les portes du hip hop, interprète chez Maguy Marin pour May B, Leïla Ka danse en fait la difficulté d’être soi.

Aujourd’hui, elle est libre et est elle-même. Avec Pode Ser, elle livre le témoignage poignant d’une jeune femme qui, avec force et inventivité, se réapproprie et détourne les codes, les registres et les esthétiques pour s’affirmer. Une étoile naît donc sous nos yeux. Le propos est fort et son interprétation magistrale. Le format est court (17 minutes) mais l’émotion intense. Cet instantané a la puissance d’un uppercut et d’une révélation.

DANSER CANAL HISTORIQUE

[…] Non seulement excellente danseuse, elle sait aussi parfaitement jouer son personnage. On songe à La Jeune fille et la Mort tant son discours est limpide, puissant et époustouflant de vérité en seulement dix-sept minutes.

Formidable découverte avec la jeune danseuse et chorégraphe Leila Ka avec Pode Ser qui illustre la difficulté d’être soi et le désarroi d’une jeunesse dont l’avenir apparait totalement désert. Revêtue d’une longue robe fluide rose qui n’a l’air de rien, le visage fermé et le regard dur, elle déploie une danse aux bases classiques tout en conservant ses mains fermement accrochées aux bretelles de sa tenue. Ceci dépeint un enfermement, une violence intérieure qui ne demande qu’à se libérer d’un carcan invisible.

Mais, une réelle contradiction apparait sous ce vêtement féminin : un jogging et des baskets grises. Et là, la jeune interprète mélange savamment et gracieusement hip hop et danse contemporaine tout en poursuivant son thème sur la difficulté de vivre, de survivre. Non seulement excellente danseuse, elle sait aussi parfaitement jouer son personnage. Mais, alors que ses bras se libèrent enfin, qu’elle semble avoir retrouvé une certaine liberté, un coup de feu stoppe tout. Noir ! On songe à La Jeune fille et la Mort tant son discours est limpide, puissant et époustouflant de vérité en seulement dix-sept minutes.

C’EST COMME ÇA QU’ON DANSE par Véronique Vanier

Chignon presque classique, Leïla est une princesse furieuse, une guerrière romantique, un garçon manqué, une jeune femme qui refuse les assignations et invente sa propre danse. Coudes en avant, visage buté et volontaire, elle boxe l’invisible, déploie son corps en brisures d’origami, avec une énergie rageuse.

On a déjà évoqué Leïla Ka dans un article précédent, et l’extrait de son solo Pode ser vu lors du chantier en cours présenté lors de la Biennale de la danse nous avait donné envie d’en apprendre plus. Elle dit devoir beaucoup à George Cordeiro alias Ghel Nikaido, danseur  hip hop brésilien passé par le Grupo de rua de Bruno Beltrao et qui s’installe à St Nazaire en 2008 et y fonde la compagnie Favela en 2013 avec

Leïla qui y fera ses premières armes comme professionnelle dans deux duos La Table (2014) et Du bout des yeux(2015), qu’elle interprète avec George Cordeiro. Si on y retrouve l’énergie du hip hop, on y voit déjà une dérive vers une autre écriture chorégraphique que la jeune artiste aura envie de poursuivre.

Deuxième expérience fondatrice la rencontre avec Maguy Marin pour qui elle dit avoir eu la chance d’interpréter May B et qui lui fait découvrir une théâtralité dansée qu’elle retiendra comme forme possible d’enrichissement de sa propre écriture.

Ces deux rencontres  ouvrent un espace à la jeune danseuse qui décide de passer le pas et de proposer un premier solo en tant que chorégraphe.

Un solo, en forme de question Pode Ser(Peut-être) de recherche et de doute présenté comme une quête d’identité et qui constitue aussi la naissance d’une forme d’écriture chorégraphique singulière.

Leïla Ka, montre ici les limites qu’on se donne où auxquelles on se heurte pour être réellement soi-même, de la même façon qu’elle hésite entre des formes d’écriture chorégraphique, trouvant un chemin en jouant des coudes entre hip hop, contemporain et théâtralité. Valse hésitation identitaire, la première image est celle d’une mince silhouette en long tutu fluide et pale…sous lequel on aperçoit, baskets et bas de jogging, équipement classique du hip hop.

Chignon presque classique, Leïla est une princesse furieuse, une guerrière romantique, un garçon manqué, une jeune femme qui refuse les assignations et invente sa propre danse. Coudes en avant, visage buté et volontaire, elle boxe l’invisible, déploie son corps en brisures d’origami, avec une énergie rageuse.

Visions d’un Buster Keaton féminin ou d’une Valeska Gert dans les personnages qui se créent devant nous à travers une danse qui frise le grotesque en le sublimant par une précision implacable. Lorsque la danseuse passe au sol le haut de son corps disparaissant sous sa robe et les ciseaux noirs de ses jambes tournant autour de son buste comme désarticulé, une nouvelle force surgit de ce corps. Boxeuse sans allonge et sans poing, elle retrouve la longueur d’un bras puis de deux lorsque la musique change, se jouant des codes elle mime trois pas de capoeira, donne trois tours de bassin en une danse orientale lascive, toujours dans un espace limité au centre du plateau comme contraint par la lumière qui la douche et délimite l’anneau d’un ring imaginaire.

Les bras de Leïla coupent l’espace, ses mains retrouvées le grignotent, soulèvent sa robe comme pour nous dire voilà ce qu’il y a sous les jupes des filles, des pieds qui dansent inlassablement qui entraînent la danseuse dans un tournoiement de petite ballerine de boite à bijoux, un rythme qui se casse au retour de la première musique jusqu’à cet abat jour tombé d’on ne sait où et qui loin d’apaiser la danseuse la lance au sol comme une toupie folle retrouvant les figures du hip hop un temps éloignées.

Au milieu de ce combat et de toute cette rage contenue qui explose par secousses, il y a une douceur dans ce corps, douceur qui ne s’avoue ou ne s’accepte pas encore mais qui donne des accents lyriques à certains mouvements soutenus par la partition classique de l’Opus 100 de Schubert. Mélange des genres, mixité des styles et des danses, maîtrise de l’écriture et de la scénographie Pode ser annonce la naissance d’une chorégraphe.

Leïla Ka explique que ce solo lui est apparu comme une nécessité après son passage chez Maguy Marin, comme la forme la plus appropriée pour explorer une écriture chorégraphique témoignant de son parcours personnel et de son « état des lieux ».

Ravie que Pode ser entame une belle tournée, elle a cependant d’autres projets et notamment la création d’un duo dont la première aura lieu à l’automne 2019.

Avec ce duo qu’elle crée aux côtés d’Alexandre Fandard qu’elle a choisi comme interprète, elle creuse le sillon de la question des contraintes, des empêchements qui nous limitent, ici il s’agit moins de ceux que l’on se donne mais plutôt de ceux qui nous sont imposés de l’extérieur. Les deux protagonistes de l’histoire avancent ensemble, font face ensemble, mini communauté dressée contre l’adversité qu’ils croisent en chemin :  » No Chão, (au sol en portugais), Leïla Ka interroge à nouveau le destin et les possibilités de changement.

La jeune chorégraphe et son partenaire incarnent une fraternité de présences au monde : ils questionnent l’espace inconnu qu’est la vie mais aussi les empêchements et les ennemis […] ». Une trajectoire de vie comme un combat qui puise dans les danses urbaines et les mixe avec une écriture plus théâtralisée ou plus contemporaine.

Finalement une histoire de positionnement dans la narration comme dans l’écriture.

LA FOLLE JOURNÉE DE TRENTE TRENTE par Yves Kafka

[…] « Pode ser », coup de cœur unanime, embarque dans un solo où dans un tourbillon propre à donner les frissons aux plus repus, se succèdent différents langages chorégraphiques – du classique investi au hip hop incarné – pour traduire les étapes d’un parcours personnel hors norme. Débordante d’un talent subjuguant, d’une générosité communicative et d’une sincérité à vif, Leila Ka – c’est son nom – transcende par sa seule présence l’espace.

Jean et tennis sous une robe longue de ballerine, visage contraint posé sur des épaules agitées par des soubresauts saccadés, marionnette désarticulée mue par des volontés externes qui en tirent les fils, corps libéré qui se roule au sol, gestes électriques ou harmonieux, tous les stades de la parthénogénèse de l’artiste sont passés en revue dans un concentré d’une quinzaine de minutes fondatrices.

Et lorsque l’on ajoutera que l’enivrante musique de Schubert, Andante con moto, entendue dans Barry Lyndon de Stanley Kubrick est convoquée, on comprendra l’intensité quasi indicible de l’émotion partagée. « Pode Ser » (peut-être), révèle sans nul doute la quintessence de l’art en mouvement.

JOURS MERVEILLEUX AU FESTIVAL TRENTE TRENTE par Eriksen

[…]  Pode Ser de Leila Ka, le clou de cette série.

Un papillon aux ailes non dépliéess’éveille et s’agite. Inquiétude et curiosité, rêves et révoltes…, l’éclairage vertical dramatise le visage adolescent. Une robe vieux rose sur un baggy noir de Hip Hop marque la diversité des sources d’une identité et la richesse des combinaisons qui la nourrissent. De même la diversité des musiques.

La gestuelle précise et fluide de Leila Ka sert aussi bien la douceur et la furie, la jeune fille en fleur et la guerrière. Un rêve semble naître, occuper puis pousser les limites, se coltiner aux machos du Hip-Hop, s’en relever, être asservi et s’en relever encore.. : « Pode ser » dit que c’est possible.

LES PÉPITES DU FESTIVAL par Rofé Sarfati

Tout est radicalement magnifique. La jeune chorégraphe hypnotise la salle. Chacun retient son souffle devant la beauté du geste, mais aussi devant ce combat entre cette formidable artiste  et la musique, un combat qui parfois évoque la boxe, parfois le viol. Le spectacle de dix sept minutes fait la gloire de l’ensemble du festival. 

Leila Ka apparait devant nous en tenue hybride, en mi danseuse classique mi danseuse de rap. Elle pourchasse à  illustrer la difficulté d’être soi au travers d’un dialogue brut, fabriqué de différents langages chorégraphiques, à la recherche des identités multiples qui constituent sa personne aux différentes étapes d’une vie.La musique de Schubert fait place un moment à de la musique électro. La danse intrique l’élégante élasticité de l’agressée à la raideur d’unecombattante.

Tout est radicalement magnifique. La jeune chorégraphe hypnotise la salle. Chacun retient son souffle devant la beauté du geste, mais aussi devant ce combat entre cette formidable artiste  et la musique, un combat qui parfois évoque la boxe, parfois le viol. Le spectacle de dix sept minutes fait la gloire de l’ensemble du festival. 

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REGARTS

Dans cette intense et puissante chorégraphie, Leïla Ka exprime un intime, un vécu où la violence des choix et des accidents s’expriment avec force, conviction et beauté.

Une douche de lumière dessine une silhouette aux allures de femme. Tour à tour animale et humaine. Les mains liées au torse comme la contrainte faite à un corps par un esprit ou le contraire, à un esprit par un corps. Un corps qui s’exprime soudain comme si une énergie fulgurante, indomptable surgissait du ventredu dos, de l’intérieur. En vagues, en saccades. Tandis que déferle dans l’espace le poignant 2ème trio de Schubert.

Puis c’est la rupture. Le choc. Le corps se syncope encore plus sous l’assaut de sons techno. Déclanchement de figures hip-hop qui segmentent l’esthétique convenu, entendu de la danseuse, de sa robe, de sa féminité. Dans cette intense et puissante chorégraphie, Leïla Ka exprime un intime, un vécu où la violence des choix et des accidents s’expriment avec force, conviction et beauté.

TOURNÉE 2020/2021

19/09/20 PONTAULT-COMBAULT LES PASSERELLES C’EST TOI QU’ON ADORE
23/09/20 PEZENAS THÉÂTRE DE PEZENAS PODE SER
26/09/20 ITALIE, FLORENCE FABBRICA EUROPA C’EST TOI QU’ON ADORE
02/10/20 ST-OUEN L’ESPACE 1789 PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
08/10/20 ERNÉE LA 3E PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE (scolaire + tout public)
10/10/20 PORTUGAL, ALMADA QUINZENA DE DANÇA DE ALMADA PODE SER
12,13/10/20 PARIS L’ÉTOILE DU NORD C’EST TOI QU’ON ADORE
16/10/20 COUÉRON THÉÂTRE BORIS VIAN PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
20/10/20 MONDEVILLE AVIS DE GRAND FRAIS Plateau pro PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
30/10/20 MACHECOUL L’ESPACE DE RETZ PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
31/10/20 RÉPUBLIQUE TCHÈQUE, OSTRAVA NORMA FESTIVAL PODE SER
03/11/20 LIMOGES BIENNALE DANSE ÉMOI PODE SER
06/11/20 LA FLÈCHE LE CARROI PODE SER
24-25/11/20 ITALIE, CAGLIARI CORTOINDANCA C’EST TOI QU’ON ADORE
27/11/20 HAUTE GOULAINE LE QUATRAIN C’EST TOI QU’ON ADORE
28/11/20 TRÉGUEUX BLEU PLURIEL PODE SER
01/12/20  MONTBRISSON THÉÂTRE DES PÉNITENTS PODE SER (scolaire + tout public)
03/12/20  SUISSE, BIEL THÉÂTRE NEBIA PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
06/12/20 MONTPELLIER MOUVEMENTS SUR LA VILLE PODE SER
5-6/01/21 LE MANS L’ESPAL scène nationale PODE SER
12/01/21 CHOLET JARDIN DE VERRE C’EST TOI QU’ON ADORE
26/01/21 ST BARTHÉLÉMY D’ANJOU THÉÂTRE DE L’HOTEL DE VILLE PODE SER
04/02/21 DIE THÉÂTRE DE DIE PODE SER
16/02/21 SABLÉ SUR SARTHE L’ENTRACTE PODE SER
20/02/21 ROUEN L’ÉTINCELLE PODE SER
25/02/21 AVIGNON LES HIVERNALES – CDCN PODE SER
13/03/21 SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES LA COMMANDERIE PODE SER
27/03/21 PARIS BIENNALE DU VAL-DE-MARNE C’EST TOI QU’ON ADORE
02/04/21 BERRE L’ETANG FORUM DE BERRE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE (scolaire + tout public)
07/04/21 VALLET LE CHAMPILAMBART PODE SER
10/04/21 CHANTEPIE THÉÂTRE CHANTEPIE PODE SER
13/04/21 SALLAUMINES LA MAC PODE SER
16/04/21 BELLEVIGNE EN LAYON VILLAGES EN SCÈNE PODE SER
23/04/21 AMBOISE THÉÂTRE BEAUMARCHAIS PODE SER
24/04/21 LUYNES LA GRANGE PODE SER
09/05/21 LA ROCHELLE FESTIVAL SHAKE – CCN LA ROCHELLE PODE SER 
11/05/21 LAVAL LES TROIS CHÊNES PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE (scolaire + tout public)
22/05/21 FALAISE CHORÈGE – CDCN, DANSES DE TOUS LES SENS PODE SER
26/05/21 BEAUCOUZE LE SON DU FRESNEL PODE SER
27/05/21  ROYAN LA MANUFACTURE – CDCN / HORS LES MURS – LE CRÉA PODE SER
29/05/21 ROANNE THÉÂTRE DE ROANNE PODE SER
29-30/06/21 BORDEAUX FESTIVAL 30 30 C’EST TOI QU’ON ADORE
09/07/21 DOUÉ EN ANJOU THÉÂTRE PHILIPPE NOIRET PODE SER
17/07/21 LA ROCHE SUR YON FESTIVAL COLORS PODE SER
22/07/21 PARIS PARIS L’ÉTÉ – LE MONFORT PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE

TOURNÉE 2019/2020

06/09/19 NORD SUR ERDRE THÉÂTRE CAP NORT PODE SER <
19/09/19 LAVAL LE CHAINON MANQUANT PODE SER
20/09/19 VITRY LA BRIQUETERIE CDCN PODE SER
10/11/19 PARIS L’ÉTOILE DU NORD scène conventionnée PODE SER
23/10/19 VAL DE REUIL LES PSO, THÉÂTRE DE L’ARSENAL PODE SER
15-16/11/19 STUTTGART (ALLEMAGNE) TREFFPUNKT ROTEBÜHLPLATZ PODE SER
17/11/19 HEIDELBERG (ALLEMAGNE) HEBELHALLE PODE SER
18/11/19 KARLSRUHE (ALLEMAGNE) TANZ KARLSRUHE FESTIVAL PODE SER
20/11/19 AUSBURG (ALLEMAGNE) KULTURHAUS ABRAXAS PODE SER
21/11/19 LINDAU – ALLEMAGNE STADTTHEATER LINDAU PODE SER
22-23/11/19 REGENSBURG – ALLEMAGNE REGENSBURGERTANZTAGE PODE SER
24/11/19 PUCHHEIM – ALLEMAGNE KULTURZENTRUM PODE SER
25/11/19 ULM – ALLEMAGNE STADTTHEATER ULM PODE SER
27-28/11/19 HAMBOURG – ALLEMAGNE MOSUM THEATER PODE SER
03/12/19 SAVENAY L’ÉQUINOXE Scolaire PODE SER
11/01/20 SANTANDER – ESPAGNE FESTIVAL RED Avant-première C’EST TOI QU’ON ADORE
12/01/20 ESPAGNE – SANTANDER FESTIVAL RED PODE SER
17/01/20 BRÉTIGNY THÉÂTRE DE BRÉTIGNY PODE SER
21/01/20 PARIS FESTIVAL FAITS D’HIVER Première C’EST TOI QU’ON ADORE
23/01/20 CHOLET JARDIN DE VERRE PODE SER
24 & 25/01/20 MONTARGIS ESPACE JEAN VILAR PODE SER
31/01/20 PANZOULT LE CUBE PODE SER
03 & 04/02/20 ST-NAZAIRE LE THÉÂTRE scène nationale C’EST TOI QU’ON ADORE
11/02/20 NOYAL L’INTERVALLE, FESTIVAL WATERPROOF PODE SER
13/02/20 CLISSON LE QUATRAIN PODE SER
14/02/20 CORDEMAIS THÉÂTRE DE CORDEMAIS PODE SER
15/02/20 NORD SUR ERDRE THÉÂTRE CAP NORT C’EST TOI QU’ON ADORE
06/03/20 HERBLAY THÉÂTRE ROGER BARAT PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
17/03/20 BOUGUENAIS PIANO’CKTAIL PODE SER
20/03/20 COUÉRON THÉÂTRE BORIS VIAN PODE SER
21/03/20 PARIS L’ÉTOILE DU NORD C’EST TOI QU’ON ADORE
26/03/20 LIMOGE BIENNALE DANSE ÉMOI PODE SER 
27/03/20 LIGNÉ LE PRÉAMBULE PODE SER
02/04/20 ST-OUEN ESPACE 1789, SÉQUENCE DANSE PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
09/04/20 MACHECOUL ESPACE DE RETZ PODE SER + C’EST TOI QU’ON ADORE
24/06/20 BRASIL, SALVADOR DA BAHIA VIVA DANCA FESTIVAL PODE SER 
26/04/20 BRASIL, BRASILIA FESTIVAL MID PODE SER
28/04/20 BRASIL, CURITIBA MOSTRA PARANAENSE DE DANÇA PODE SER
13/05/20 FALAISE DANSE DE TOUS LES SENS PODE SER 
16/05/20 PONTAULT COMBAULT LES PASSERELLES C’EST TOI QU’ON ADORE
19/05/20 MARSEILLE LE ZEF scène nationale PODE SER
23/06/20 CAGLIARI, ITALIE FESTIVAL CORTOINDANCA C’EST TOI QU’ON ADORE
05/07/20 MONTPELLIER MOUVEMENTS SUR LA VILLE PODE SER

TOURNÉE 2018/2019
 

18/09/18 LYON BIENNALE DE LA DANSE Rencontres pro PODE SER
24/09/18 PARIS FESTIVAL BIEN FAIT PODE SER
28/09/18 BREST FESTIVAL LA BECQUÉE PODE SER
13/10/18 ESPAGNE – TÉNÉRIFE FESTIVAL DANZATAC PODE SER
12/11/18 CHYPRE – NICOSIA DANCEWAVES PODE SER
15-16/11/18 PARIS FESTIVAL KALYPSO, LA VILLETTE PODE SER
17/01/19 CHALLANS RÉGION EN SCÈNE PODE SER
25/01/19 NANTES L.A. DANSE EN FABRIQUE PODE SER
26/01/19 BORDEAUX FESTIVAL 30 30 2 représentations PODE SER
06/02/19 RENNES LE TRIANGLE, FESTIVAL AGITATO PODE SER
6-7-8-9/03/19 ITALIE – MILAN TEATRO DE LA CONTRADDIZIONE PODE SER
16/03/19 ALLEMAGNE – STUTTGART SOLO TANZ THEATER PODE SER
16/03/19 ST-NAZAIRE LE THÉÂTRE SCÈNE NATIONALE 2 représentations PODE SER
10/05/19 SLOVÉNIE – LJUBLJANA ŠPANSKI BORCI PODE SER
25/05/19 PAYS-BAS – AMSTERDAM MOVING FUTURES PODE SER
13/06/19 ESPAGNE – CADIZ CÀDIZ EN DANCA PODE SER
08-10/07/19 CORÉE – SÉOUL SEOUL FESTIVAL IN TANK PODE SER
21/07/19 ST-HILAIRE LES ZENDIMANCHÉS 2 représentations PODE SER

TOURNÉE 2017/2018

 

09/18 BREST FESTIVAL LA BECQUÉE Avant-première PODE SER
08/03/18 PARIS LES INCANDESCENCES Première PODE SER
30 & 31/03/18 ALLEMAGNE – BERLIN LUCKYTRIMMER PODE SER
12/05/18 ITALIE – FLORENCE FABBRICA EUROPA PODE SER
19/05/18 ALLEMAGNE – COLOGNE FESTIVAL SOLODUO PODE SER
11 & 12/06/18 POLOGNE – GDANSK GDANSKI FESTIWAL TANCA PODE SER
24 & 25/06/18 ITALIE – CAGLIARI CORTOINDANCA PODE SER
29/06/18 ITALIE – MILAN FESTIVAL EXPOLIS PODE SER